En 2011, les quatre ministres belges de l’énergie (un ministre fédéral et trois ministres régionaux) ont chargé un consortium constitué de trois partenaires scientifiques, à savoir le Bureau fédéral du Plan (BFP), l’Institut de Conseil et d'Etudes en Développement Durable (ICEDD) et le Vlaamse Instelling voor Technologisch Onderzoek (VITO), d’étudier la faisabilité et l’impact d’une évolution du système énergétique belge vers un mix énergétique composé exclusivement d’énergies renouvelables à l’horizon 2050. Cet objectif ne s’applique pas seulement au secteur électrique, mais bien à l’ensemble de l’énergie primaire consommée en Belgique.
La question-clé qui est posée dans cette étude est de savoir si la Belgique pourra compter entièrement sur les sources d’énergie renouvelables à l’horizon 2050. L’étude montre que c’est possible mais que l’objectif est ambitieux. Un tel basculement nécessiterait des investissements de 300 à 400 milliards d’euros au total d’ici 2050 mais permettrait en même temps de répondre à bon nombre de défis.
L’étude sur les perspectives d’approvisionnement en électricité (étude prospective) 2008-2017 vient d’être rendue publique. Cette étude, établie par la Direction générale de l’Energie du SPF Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie, en collaboration avec le Bureau fédéral du Plan, contribue au maintien de la sécurité d’approvisionnement en électricité en Belgique et offre, aux acteurs économiques et à l’Etat, un cadre de référence pour la définition du parc de production d’électricité. L’implication du Bureau fédéral du Plan dans cette étude concerne principalement les analyses quantitatives et plus précisément l’analyse générale de l’approvisionnement électrique de la Belgique à l’horizon 2020 dans un contexte énergétique global (demande d’électricité, investissements en nouvelles capacités de production, échanges transfrontaliers, etc.). Cette analyse générale se base sur l’élaboration et l’évaluation d’un éventail de scénarios.