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Tout ce qui fait ou fera l’actualité du BFP est présenté dans cette rubrique : qu’il s’agisse de ses dernières études, des communiqués de presse en relation avec celles-ci, d’articles ou encore l’annonce de ses prochaines publications, workshops, colloques.

Bonne qualité de vie en moyenne, mais situation dégradée pour les plus défavorisés (07/02/2017)

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En Belgique, le PIB par habitant a dépassé son niveau d'avant la crise de 2008. La qualité de vie est bonne en moyenne: l'espérance de vie augmente, les écarts entre les femmes et les hommes se réduisent, la production de déchets municipaux diminue, etc. Mais ces valeurs moyennes cachent des évolutions préoccupantes pour les plus défavorisés : par exemple, l'augmentation du surendettement et du nombre de personnes bénéficiant du revenu d'intégration sociale. Ces constats ressortent de l'examen de 67 indicateurs qui complètent le PIB en mesurant l'évolution de la Belgique dans les domaines sociaux, environnementaux et économiques. Toutes les informations sont disponibles sur le site www.indicators.be.

En Belgique, le PIB par habitant, qui est une mesure du revenu moyen, a dépassé en 2015 son niveau d'avant la crise économique et financière de 2008.

D'autres indicateurs montrent que, en moyenne, les conditions de vie en Belgique sont plutôt bonnes.

  • Certains indicateurs de pauvreté sont restés relativement stables depuis la crise. Le risque de pauvreté ou d'exclusion sociale touche environ 21 % des Belges depuis 2008, alors qu'en Europe environ 24 % des personnes sont touchées.
  • La consommation des ménages a continué à augmenter depuis 2008.
  • L'espérance de vie continue à augmenter tant chez les hommes que chez les femmes. La moyenne belge est en outre supérieure à la moyenne européenne. L'espérance de vie en bonne santé est stable chez les femmes et augmente chez les hommes.
  • Depuis les années 90, les écarts entre les femmes et les hommes se sont réduits pour le taux d'emploi, le travail à temps partiel non voulu, l'écart salarial et le nombre de jeunes non scolarisés sans emploi ni formation.
  • Le décrochage scolaire est en diminution et les diplômés de l'enseignement supérieurs sont en augmentation. Pour ces deux indicateurs, la situation est meilleure en Belgique qu'en Europe.
  • La production de déchets municipaux est en diminution et à un niveau plus bas que la moyenne européenne.

La situation des plus pauvres se dégrade

Ces valeurs moyennes cachent des évolutions préoccupantes : la situation des personnes les plus défavorisées s'est aggravée entre 2008 et 2015 :

  • Surendettement : augmentation de 60 % (nombre de personnes ayant recours à un règlement collectif de dettes);
  • Personnes bénéficiant d'un revenu d'intégration sociale : augmentation de 40 %;
  • Personnes vivant dans des ménages à très faible intensité de travail : augmentation de 27 %;
  • Nombre de ménages ayant reporté ou annulé des soins pour raisons financières : ce nombre a quadruplé.

Le risque de pauvreté ou d'exclusion sociale est resté stable depuis 2008, mais la situation diffère selon l'âge et la situation d'emploi.

  • Ce risque a augmenté pour les jeunes et pour lesadultes jusqu'à 64 ans. Par contre, il a diminué nettement pour les personnes de 65 ans et plus.
  • Ce risque a augmenté de 17 % chez les chômeurs.

Santé: obésité, dépression et tabac restent préoccupants

Dans le domaine de la santé, certaines évolutions sont préoccupantes et touchent particulièrement les personnes les plus défavorisées.

  • l'obésité des adultes et la dépression augmentent;
  • le nombre de fumeurs quotidiens diminue, mais moins chez les plus pauvres.

Différences femmes/hommes: certains écarts persistent

Si les écarts entre les femmes et les hommes se sont réduits, des écarts subsistent. Le taux d'emploi était, en 2015, de 71 % pour les hommes et 63 % pour les femmes.

La persistance de ces écarts est également présente dans l'emploi du temps des femmes et des hommes. En moyenne, par jour, les femmes consacrent 1h30 de plus aux travaux domestiques que les hommes et ont
1h de temps de loisirs en moins.

Sur le site indicators.be

D'autres indicateurs sociaux, environnementaux et économiques sont disponibles sur le site www.indicators.be. Ils sont répartis dans 13 thèmes:

  • Bien-être subjectif;
  • Niveau de vie et pauvreté;
  • Travail et temps libre;
  • Santé;
  • Éducation et formation;
  • Vie en société;
  • Environnement;
  • Climat;
  • Énergie;
  • Ressources naturelles;
  • Territoires et écosystèmes;
  • Capital économique;
  • Mobilité et transport.

Le bien-être ne dépend pas que du revenu !

Le Bureau fédéral du Plan consacre par ailleurs de nouvelles recherches aux déterminants du bien-être, afin de mesurer son évolution. Ces recherches portent sur le bien-être des générations actuelles. Dans le futur, elles viseront également à mesurer les conditions nécessaires au bien-être des générations à venir, dans une optique de développement durable.

Une meilleure compréhension de ce qui détermine le bien-être des Belges est une étape importante en vue de rechercher les indicateurs complémentaires au PIB les plus pertinents. En Belgique, selon ces recherches, le bien-être de chacun dépend de plusieurs facteurs, en particulier les suivants :

  • se sentir en bonne santé;
  • avoir des relations satisfaisantes;
  • avoir un cadre de vie agréable;
  • avoir un travail;
  • avoir un revenu suffisant;
  • avoir accès aux biens et services de base;
  • être propriétaire de son logement.

L’analyse de certains sous-groupes comme les chômeurs ou les jeunes montre toutefois que ce qui détermine le bien-être des uns est en partie différent de ce qui détermine le bien-être des autres.

Pour plus d'informations: Alain Henry, ah@plan.be, 02.507.74.76 et Patricia Delbaere, dp@plan.be, 02.507.74.73

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