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Déterminants macro-économiques de l'emploi (11/08/1998)

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Ce working paper résume une recherche récente du Bureau fédéral du Plan sur les déterminants macro-économiques de la demande de travail, ainsi que sur l'impact macro-économique et budgétaire de politiques du marché du travail visant à encourager la création d'emploi. A l'origine, cette étude a été rédigée en tant que contribution du Bureau aux rapports 1997 sur le marché du travail en Belgique préparés respectivement par le Conseil supérieur de l'Emploi et le Conseil central de l'Economie.

En premier lieu, le document fournit un large aperçu des principales caractéristiques et évolutions de l'emploi et de ses déterminants immédiats: croissance, productivité, durée moyenne et coûts (relatifs) du travail. La partie I du working paper retrace les principaux faits saillants de ces variables sur le long terme (depuis 1953).

Pour la période 1970-1994, deux dimensions sont ajoutées à cet aperçu descriptif: d'une part, le secteur marchand est subdivisé en deux grands secteurs d'activité (l'industrie et les services marchands) et, d'autre part, l'évolution en Belgique est comparée à celle constatée chez nos trois principaux partenaires commerciaux (Allemagne, France et Pays-Bas). La partie II du document investigue plus en détail la décomposition sectorielle des variables analysées.

Une des principales conclusions qui ressort de l'analyse de long terme est le trend descendant des gains de productivité sur la période considérée, attestant le fait que la croissance n'a jamais été aussi intensive en emplois qu'aujourd'hui. Une caractéristique majeure de l'économie belge ressort également de manière claire de la comparaison sectorielle avec les trois pays avoisinants.

Depuis la première crise pétrolière, la croissance de la valeur ajoutée réelle et de la productivité est substantiellement plus élévée qu'à l'étranger dans les secteurs industriels, et nettement plus faible qu'à l'étranger dans les services marchands. Les coûts du travail ont eu tendance à croître plus rapidement en Belgique qu'ailleurs dans tous les secteurs d'activité; dans l'industrie, ceci a été (sur-) compensé par des gains de productivité plus élévés qu'à l'étranger, alors que l'inverse est observé dans les services marchands.

En second lieu, le document fournit une synthèse des nombreuses études d'impact macro-économique et budgétaire réalisées par le Bureau au cours des dernières années concernant divers instruments de politiques du marché du travail. Ces instruments sont comparés entre eux sur base de leur impact chiffré respectif sur la croissance, l'inflation, la création d'emplois, le coût pour les finances publiques et la distribution (fonctionnelle) des revenus.

Des politiques macro-économiques de revenus, sous forme de modération salariale, ont été testées sous deux types de configuration: soit appliquée de manière isolée dans un pays, soit de manière conjointe et simultanée avec nos principaux partenaires commerciaux. Des politiques de réduction généralisée du temps de travail ont également été analysées, d'une part avec compensation salariale intégrale, d'autre part sans compensation salariale.

Des formes diverses de subsides aux salaires, des subsides ciblés sur la consommation de services intensifs en emplois, ainsi que diverses modalités de financement alternatif de la sécurité sociale ont également été étudiées. En ce qui concerne les subsides aux salaires, ils prennent en Belgique principalement (mais pas exclusivement) la forme de réduction des cotisations sociales employeurs. Une typologie de ces subsides aux salaires est proposée, permettant de les classifier selon deux dimensions principales: la mesure peut être générale ou sélective ("ciblée"), et elle peut être inconditionnelle ou accordée à l'entreprise sous condition d'une création (nette) d'emplois supplémentaires (conditionnelle à l'emploi).

Enfin, la confrontation des enseignements tirés de l'analyse descriptive et des études d'impact débouche sur un certain nombre de recommendations de politique économique, visant à inscrire les politiques belges du marché du travail dans l'action concertée au niveau européen, définie dans les "Grandes orientations de politique économique" et les "Lignes directrices pour l'emploi".

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