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Effets macroéconomiques et budgétaires du projet de plan national pour la reprise et la résilience - Rapport au secrétaire d'État pour la Relance et les Investissements stratégiques [REP 12401]

Le plan national pour la reprise et la résilience détaille l’usage qui sera fait de la dotation européenne de 5,925 milliards d’euros dans le cadre de la facilité du même nom. La majeure partie du plan belge, soit 88 %, est directement dévolue à un accroissement du stock de capital de l’économie belge, par des investissements publics et par des aides à l'investissement privé. À court terme, au plus fort de l’effet de relance du plan, le surcroît d’activité économique atteindrait 0,2 % par rapport à un scénario hors plan. Bien que l'impulsion soit temporaire, elle entraîne des effets de long terme en raison de l’augmentation du stock de capital public et du soutien aux activités de R&D qui améliorent la rentabilité du stock de capital des entreprises et encouragent son accumulation. À l’horizon 2040, le PIB devrait encore être supérieur de 0,1 % à la trajectoire de croissance hors plan. Cette estimation ne tient pas compte du volet réformes du plan, ni des plans de relance, d’investissements et de réforme plus larges annoncés par les Régions et le pouvoir fédéral, ni de l’effet induit sur l’économie belge des plans étrangers.

L’Union européenne met à la disposition de la Belgique 5,925 milliards d’euros sur la période 2021-2026 dans le cadre de la facilité pour la reprise et la résilience du programme NextGenerationEU. Pour en bénéficier, la Belgique a établi un plan qui comprend une petite centaine de projets d’investissement ainsi que des projets de réforme. Le plan est organisé en axes thématiques intitulés « climat, durabilité et innovation », « transformation digitale », « mobilité », « social et vivre ensemble », « économie du futur et productivité ». Seul le volet investissements est pris en compte dans la présente analyse quantitative ; les réformes sans impulsion budgétaire n’ont pas été prises en compte dans les simulations.

À l’examen, il ressort qu’une partie majeure des 5,925 milliards d’euros, soit 88 %, est effectivement dévolue à un accroissement du stock de capital de l’économie belge. De ces 88 %, deux tiers s’investiront en actifs fixes corporels dont notamment – mais pas seulement – dans le bâtiment et les travaux de génie civil, et un tiers en actifs fixes incorporels dont près de la moitié en R&D. De ces 88 % toujours, plus de la moitié résulteront d’investissements directs des pouvoirs publics, le reste d’investissements du secteur des entreprises et, dans une moindre mesure, des ménages et des ISBL, financés par les pouvoirs publics avec la dotation européenne. 

Investir accroît l’activité économique dans le court terme en stimulant la demande agrégée (l’effet relance), et dans le long terme en accroissant l’offre agrégée.

Au plus fort de l’effet relance, le surcroît d’activité économique (PIB) atteindrait 0,2 % par rapport à un scénario hors plan. Le surcroît de volume de travail correspondrait à près de 4 000 emplois, compte tenu d’un effet positif sur la productivité. L’effet relance maximum serait atteint dès la seconde année du plan selon son calendrier indicatif d’exécution. La relance est un peu amoindrie par le fait qu’une partie des investissements sollicite les importations. La relance joue favorablement sur les finances publiques : à l’horizon 2026, la dette publique serait réduite de 0,5 % du PIB par rapport à un scénario hors plan.

Les effets de relance du plan sont renforcés par des effets d’offre : l’augmentation du stock de capital public et l’encouragement des activités de R&D améliorent la rentabilité du stock de capital des entreprises, encourageant son accumulation. En 2030, le PIB devrait être supérieur de 0,2 % à la trajectoire de croissance hors plan, la productivité du travail et la compétitivité extérieure de l’économie s’améliorant. Cet effet positif s’estompe progressivement au cours des dix années suivantes. En 2040, l’effet sur le PIB est de 0,1 % correspondant à la création de 1000 emplois et à une réduction de près de 1 % de la dette exprimée en pour cent du PIB.

Ces effets sur le PIB, l’emploi et les finances publiques peuvent paraître modestes, mais il faut garder à l’esprit que le volet réformes n’est pas pris en compte dans l’évaluation quantitative, et que la dotation européenne de 5,925 milliards d’euros représente seulement 0,2 % du PIB sur la période 2021-2026. Des cofinancements publics et privés sur ressources propres pourraient s’y ajouter. De plus, des plans de relance, d’investissements et de réforme plus larges annoncés par les Régions et le pouvoir fédéral viendraient potentiellement démultiplier l’impact des seuls 5,925 milliards européens. Enfin, d’autres pays bénéficieront de la facilité européenne pour la reprise et la résilience, parfois dans une mesure bien plus substantielle que la Belgique et, hors Europe, de grands pays s’engagent aussi dans des programmes de relance. Petite économie ouverte, la Belgique pourrait en bénéficier dans une mesure potentiellement significative via ses exportations.

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