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Les comptes environnementaux en Belgique [Planning Paper 93]

Cette étude a pour objet d’analyser, d’une part, les dépenses liées à la protection de l’environnement, d’autre part, la pollution de l’air et de l’eau en Belgique dans le cadre des comptes environnementaux. Ceux-ci permettent de relier données environnementales et économiques, ce qui en fait un instrument de travail de choix pour la politique de développement durable.

Entre 1997 et 2000, les dépenses de protection de l’environnement augmentent chaque année et représentent une part de plus en plus importante du produit intérieur brut. Cette progression est principalement attribuable à une croissance des dépenses publiques pour la protection environnementale. Tant la part des dépenses courantes de protection de l’environnement dans les dépenses totales de consommation publique que la part des investissements environnementaux dans le total des investissements publics sont plus élevées en 2000 par rapport à 1997. Par contre, dans le chef des entreprises, on constate une baisse de la part des investissements environnementaux. Toutefois, ce sont elles qui, à l’échelle nationale, investissent le plus dans la protection de l’environnement. En 2000 encore, elles représentent plus de la moitié des dépenses dans ce domaine. La part des pouvoirs publics progresse cependant pour atteindre un tiers en 2000. Cette augmentation est principalement à mettre sur le compte des autorités locales et fédérales, même si les autorités régionales se montrent plus généreuses.

Parmi les domaines dans lesquels des dépenses de protection de l’environnement sont identifiées, les déchets occupent la première place, en tout cas pour ce qui est de la production d’activités de protection de l’environnement. La plupart des investissements concernent toutefois la préservation de l’eau. Au cours de la période 1997-2000, les déchets et l’eau sont les deux domaines environnementaux qui attirent le plus d’investissements. Hors dépenses administratives, l’air occupe la troisième place.

Les dépenses consenties dans le domaine de l’eau et de l’air portent leurs fruits. Entre 1994 et 2000, la pollution atmosphérique diminue sensiblement sauf pour les émissions de gaz à effet de serre. Au cours de la période 1997-1999, la plupart des indicateurs de pollution de l’eau affichent une évolution positive. Cette évolution positive de la pollution de l’air et de l’eau est principalement attribuable aux entreprises qui restent toutefois les principaux pollueurs, surtout de l’air. La part des ménages dans la pollution de l’eau s’est avérée plus importante pour certains polluants que la part des entreprises.

L’éco-efficience des ménages, soit la consommation par unité de pollution, s’améliore sensiblement pour ce qui est de la pollution de l’air hors effet de serre et de manière modérée pour l’effet de serre et la pollution de l’eau.

L’analyse des écoprofils de quelques-unes des branches les plus polluantes, comme l’agriculture, la chimie, la métallurgie, le secteur de l’électricité et du gaz montre que l’éco-efficience de l’agriculture et de la chimie progresse pour la pollution de l’air et de l’eau, à l’exception des émissions d’azote pour l’agriculture et des rejets de nickel pour la chimie. Ces branches sont à l’origine d’une part importante de ces deux dernières formes de pollution. Par conséquent, le recul de l’éco-efficience pour ces polluants n’est pas sans importance. Dans la métallurgie, on observe d’importants reculs d’éco-efficience pour le nickel, le chrome et surtout pour le mercure et l’arsenic. Pour ce dernier élément, cette situation est préoccupante puisque la métallurgie est responsable de près de quarante pour cent des rejets totaux par les branches d’activité. Pour ce qui est du plomb et du cuivre, la métallurgie réalise d’importants gains en éco-efficience. Dans le secteur de l’électricité et du gaz, l’éco-efficience diminue pour la pollution de l’eau et s’améliore pour ce qui est de la pollution de l’air. Etant donné que cette branche contribue surtout à la pollution de l’air, nous estimons que l’évolution de l’éco-efficience est plutôt positive. C’est également le cas lorsque nous comparons l’évolution de l’éco-efficience belge en matière de pollution de l’air avec celle d’un certain nombre de pays voisins. Cela vaut aussi pour l’agriculture et la chimie. Dans la métallurgie, les résultats de la comparaison sont plutôt négatifs.

Une analyse input-output révèle que les exportations constituent la composante de la demande finale qui contribue le plus à la pollution de l’air et de l’eau en Belgique.

La présente étude a été réalisée dans le but d’informer les décideurs de l’existence en Belgique de comptes environnementaux, des résultats de ces comptes et des analyses qu’ils permettent. La première section expose en quoi consistent les comptes environnementaux et leurs applications possibles. Ensuite, les comptes environnementaux actuellement disponibles en Belgique sont présentés brièvement et la situation en Belgique est comparée à celle d’autres pays européens. La seconde section comprend un aperçu des résultats de la Belgique en matière de dépenses de protection de l’environnement, de pollution de l’air et de l’eau.

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  Auteurs

Bruno Van Zeebroeck (A),
 
A : Auteur, C : Contributeur

Date(s)

  Type de publication

Planning & Working Papers

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