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Dans un souci de transparence et d’information, le BFP publie régulièrement les méthodes et résultats de ses travaux. Les publications sont organisées en séries, entre autres, les working papers et planning papers ainsi que le Short Term Update, qu’il vous est loisible de consulter et télécharger. De plus, une recherche par thématique, type de publication et année vous est également proposée.

Quelle énergie pour un développement durable ? [Working Paper 14-05]

L’énergie est un facteur clé du développement économique et social actuel, tant pour les pays développés que pour les pays en développement. Les modes de développement adoptés depuis la révolution industrielle reposent notamment sur une énergie abondante. La question qui a suscité la préparation de ce working paper est de savoir si cette consommation et cette production d’énergie permettent un développement durable. Pour répondre à cette question, la réflexion menée dans ce working paper aborde l’ensemble de la politique énergétique, tout en portant une attention particulière aux problématiques des changements climatiques et de l’énergie nucléaire.

Deux constats de base ont été posés dans le premier chapitre. Le premier est l’existence d’une croissance continue de la consommation d’énergie mondiale, croissance dont la contribution la plus forte vient désormais des pays en développement. Le second est le fait que les combustibles fossiles fournissent l’essentiel de la production d’énergie finale (80 %), ne laissant qu’une part réduite aux énergies renouvelables (17 %, dont une grande partie est de la biomasse utilisée dans les pays les plus pauvres) et à l’énergie nucléaire (3 %).
Les modes actuels de production et de consommation d’énergie ont des impacts positifs et négatifs sur les capitaux économique, humain et environnemental. Dans les impacts positifs pour ceux qui ont (ou ont eu) accès à cette consommation, se rangent notamment l’augmentation importante du niveau de vie et de la santé. Sans vouloir minimiser ces impacts, le deuxième chapitre présente toutefois des impacts moins positifs qui augmentent avec le niveau de consommation d’énergie. Ces impacts suggèrent que ce développement n’est pas sur une trajectoire durable. Il s’agit notamment des changements climatiques, de la pollution atmosphérique, du non-accès à un service énergétique minimum, propre et sûr, pour 2 milliards de personnes dans le monde, de l’épuisement à terme des ressources énergétiques fossiles, des risques liés à l’utilisation de l’énergie nucléaire ou de la dépendance énergétique des pays industriels.


Le troisième chapitre identifie les domaines d’action dans lesquels peuvent être mises en oeuvre les réponses des pouvoirs publics pour modifier le développement. Ces domaines d’action sont les politiques de gestion de la demande d’énergie, celles consacrées à la gestion de l’offre d’énergie et les politiques transversales, qui prennent en compte les impacts sur le système énergétique des choix effectués dans les politiques non directement liées à l‘énergie, comme l’aménagement du territoire ou l’alimentation.


Les trois chapitres suivants présentent les réponses politiques mises en œuvre aux niveaux mondial, européen et belge. Les politiques énergétiques sont présentées avec une attention particulière aux politiques de lutte contre les changements climatiques et à celles liées à l’énergie nucléaire.


Le dernier chapitre trace des perspectives à partir des informations précédentes et à l’aide de projections existantes. Au niveau international, ce working paper insiste sur le fait qu’une combinaison de politiques de gestion de l’offre et de la demande et des politiques transversales est nécessaire pour assurer un développement durable. Au niveau belge, les projections du Bureau fédéral du Plan sont utilisées pour évaluer l’évolution probable de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre. A moyen terme, ces projections montrent que la mise en œuvre complète des plans climat proposés en Belgique, qui incluent une utilisation substantielle des mécanismes de flexibilité, ne permettrait pas de satisfaire aux engagements du Protocole de Kyoto. Une réduction supplémentaire de 1,2 Mt co2 équivalent (1 % du niveau à atteindre entre 2008 et 2012) serait nécessaire pour y parvenir. A plus long terme, une diminution de la consommation d’énergie est nécessaire pour assurer un développement durable. Plusieurs scénarios alternatifs montrent l’ampleur de ce défi.


En conclusion, le défi fondamental de mettre les modes de production et de consommation d’énergie au service d’un développement durable sera de rendre ces changements fondamentaux compatibles avec une amélioration du niveau de vie, y compris de l’accès à l’énergie pour tous. Certaines études récentes montrent cependant que ces défis peuvent être relevés à un coût abordable.


Enfin, la description de trois sujets complexes, mais dont la connaissance est nécessaire à la compréhension de ce working paper, a été reportée en annexe, afin de ne pas en alourdir la lecture. Il s’agit de la description des marchés de permis d’émission, des plans d’allocation des quotas d’émission de dioxyde de carbone préparés en Belgique et de la filière nucléaire.


Le Bureau fédéral du Plan remercie tous ceux qui, par leurs commentaires et suggestions, ont contribué à la préparation de ce working paper, ainsi que les relecteurs qui ont permis d'en améliorer la qualité. Il tient en particulier à remercier Léon Baetlsé, Gilbert Eggermont, Etienne Hannon, Nancy Mahieu, Philippe Tulkens, Tom van Ierland et Jean-Pascal van Yperseel de Strihou. Le Bureau fédéral du Plan assume néanmoins toute la responsabilité des éventuelles erreurs ou imperfections de ce working paper.

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  Auteurs

Alain Henry,

Date(s)

12/07/2005

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