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Fact sheet 007 : Fécondité et naissances en Belgique selon l’origine (17/12/2021)

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La nouvelle statistique de population selon l’origine publiée par Statbel a permis au BFP de calculer la fécondité selon l’origine et de présenter les naissances selon l’origine de la mère. En Belgique, le nombre moyen d’enfants par femme en 2020 est de 1,54. Ce nombre varie de 1,38 pour les Belges d’origine belge, à 1,58 pour les Belges d’origine étrangère et à 2,05 pour les femmes de nationalité étrangère. Sur l’ensemble des enfants nés en 2020, 52,3 % avaient une mère belge d’origine belge, 22,8 % avaient une mère belge d’origine étrangère et 24,9 % avaient une mère de nationalité étrangère.

Nouveauté : statistique de population selon l’origine

En début d’année, Statbel a publié pour la première fois des statistiques sur la composition de la population en Belgique selon l’origine. Trois grands groupes d’origine sont distingués :

  • les Belges d’origine belge,
  • les Belges d’origine étrangère,
  • les non-Belges.

Cette classification, qui a été établie après consultation de divers experts en démographie, dont le Bureau du Plan, se fonde sur la nationalité actuelle et la première nationalité enregistrée de la personne, ainsi que sur la première nationalité enregistrée des deux parents. Le groupe des Belges d'origine étrangère comprend donc, d'une part, les Belges dont la première nationalité enregistrée est étrangère et, d'autre part, les Belges dont la première nationalité enregistrée est belge, mais qui ont un ou deux parents chez qui la première nationalité enregistrée est étrangère.

Fécondité plus élevée chez les femmes non belges

Ces nouvelles données nous permettent de calculer le nombre moyen d'enfants par femme selon l'origine.

Le nombre moyen d'enfants par femme est le plus élevé chez les non-Belges, soit 2,05, et le plus faible chez les femmes d'origine belge, à savoir 1,38. En outre, ce nombre moyen d'enfants pour les femmes belges d'origine étrangère, 1,58, est plus proche de celui des Belges d'origine belge. D’un point de vue historique, le nombre moyen de 1,54 enfant par femme, enregistré en 2020 pour l’ensemble de la population, est plutôt faible.

Le profil d'âge des femmes en âge de procréer diffère également

Les taux de fécondité sont étroitement liés à l'âge des femmes en âge d’avoir des enfants. Les femmes non-Belges sont proportionnellement plus caractérisées par des âges où les taux de fécondité sont les plus élevés.

En effet, nous constatons que le groupe d’âge des 25-35 ans, où l’on retrouve les taux de fécondité les plus élevés, est plus représenté chez les non-Belges que chez les Belges d'origine belge ou étrangère. Parmi ces dernières, ce sont les groupes d'âge les plus âgés et les plus jeunes respectivement qui sont les plus représentés, précisément les groupes d’âge qui se caractérisent par les taux de fécondité les plus faibles. 

Près de la moitié des nouveau-nés ont une mère d’origine ou de nationalité étrangère

Chez près de la moitié des enfants nés en 2020, la mère est d'origine ou de nationalité étrangère. Ces mères représentent respectivement 22,8 % et 24,9 % des naissances, alors que le pourcentage de femmes en âge de procréer d'origine ou de nationalité étrangère est remarquablement plus faible. La part plus faible des femmes de nationalité étrangère est particulièrement remarquable. Elles représentaient 16,5 % de l'ensemble des femmes en âge de procréer, contre 23,3 % pour les femmes belges d'origine étrangère. Le pourcentage proportionnellement élevé de naissances parmi les mères de nationalité étrangère s'explique par les éléments susmentionnés : des taux de fécondité plus élevés et une plus grande proportion de femmes en âge de procréer entre 25 et 35 ans (là où les taux de fécondité sont les plus élevés).

Questions pour de nouvelles recherches

Les chiffres présentés soulèvent de nombreuses questions. Dans quelle mesure la part plus élevée des groupes d'âge moyen parmi les femmes non belges en âge de procréer est-elle liée à l'âge moyen auquel elles migrent ?  Le nombre moyen d'enfants par femme plus élevé chez les femmes non belges reflète-t-il le désir de fonder une famille, qui était déjà présent avant la migration mais qui ne s'est concrétisé qu'après ? Un nombre moyen d'enfants par femme moins élevé chez les Belges d'origine étrangère indique-t-il que la fécondité des migrantes de la deuxième génération est inférieure à celle de la première génération ? Pour répondre à ces questions, il conviendra de réaliser des analyses supplémentaires sur la fécondité selon l’origine et la génération.

 
 
 

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