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Budget économique 98 - Contrôle budgétaire (17/02/1998)

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Pour 1998, l’Institut des Comptes Nationaux prévoit une croissance du PIB de 2,5%. Bien que cette prévision confirme celle du Budget Economique de juillet, trois points importants doivent être soulignés.

Le premier concerne la situation économique en 1997. La dynamique à la base du Budget Economique de juillet a été observée dans les faits. Au début de l’année, la croissance a été tirée par les exportations, principalement au bénéfice de l’industrie manufacturière. En cours d’année, la consommation privée s’est également renforcée et le second semestre a été plus dynamique que prévu. Le taux de croissance annuel moyen de la consommation privée est estimé à 1,6%. Sur l’ensemble de l’année 1997, le PIB se serait accru de 2,7%.

Les deux autres facteurs importants ont trait à l’évolution de l’économie mondiale en 1998 et devraient exercer leurs effets sur l’économie belge dans le courant de l’année. Il s’agit d’un côté, de l’évolution conjoncturelle positive en Europe et aux Etats-Unis. D’un autre côté, la crise financière asiatique ne sera pas sans conséquence sur l’économie occidentale. La forte dépréciation des monnaies de ces pays, combinée à un recul de leur demande intérieure, donneront lieu, pour les exportateurs belges, à une contraction des marchés à l’exportation, à la fois en Asie mais également dans le reste du monde, ainsi qu’à une détérioration de leur position concurrentielle par rapport à ces pays. La croissance des exportations en sera moindre. Le recul des commandes en provenance de l’étranger dans les enquêtes de la BNB de novembre et décembre pourrait en constituer un premier signe. Selon toutes les sources disponibles, l’impact de la crise asiatique serait toutefois limité en Europe. Dans ce Budget Economique, l’impact est estimé à 0,4% sur le PIB belge en 1998. Par ailleurs, la diminution des taux d’intérêt européens à long terme, dont une partie peut être attribuée à la crise asiatique, constitue un élément favorable pour la croissance en Europe.

Par rapport au Budget Economique de juillet, la meilleure dynamique conjoncturelle que l’on a observée et prévue en Belgique devrait neutraliser l’impact de la crise asiatique de sorte que les prévisions de croissance du PIB en 1998 restent inchangées. Les investissements des entreprises continueraient à croître, mais un effort supplémentaire est encore nécessaire pour porter le taux d’investissement à un niveau comparable à celui qui était observé au début des années 90 et, ainsi, autoriser une croissance plus forte à l’avenir.

L’augmentation des prix à la consommation a atteint 1,6% en 1997. Un taux d’inflation encore plus faible est prévisible pour cette année. L’inflation sous-jacente a avoisiné 1,25% en 1997, alors que les prix à l’importation progressaient de 4,5%. Pour 1998, l’inflation, mesurée par le nouvel indice et le nouveau panier de biens et services (qui ne modifie pas le niveau annuel moyen de l’inflation), devrait atteindre 1,2% pour l’indice traditionnel et 1,3% pour l’indice santé. Les prix de l’énergie devraient augmenter en cours d’année mais, en moyenne sur l’ensemble de l’année, leur contribution à la croissance des prix à la consommation serait légèrement négative.

En 1997, l’impact de l’amélioration de l’activité sur l’emploi reste difficile à mesurer. Dans l’état actuel de l’information, une progression de l’emploi de 0,6% semble la plus vraisemblable. Etant donné l’accroissement de la population active en 1997, la réduction du chômage est un peu plus faible. En 1998, l’emploi devrait progresser de 33.000 unités (ou 0,9%) et le taux de chômage devrait baisser à 9,1% de la population active (selon la définition standardisée d’Eurostat). L’amélioration de l’emploi est principalement due à la croissance de l’activité des entreprises. Les programmes d’activation de la main d’oeuvre contribuent eux aussi de manière non négligeable à cette amélioration.

Dans l’ensemble, la dynamique de croissance est bien enclenchée, malgré la crise asiatique. La confiance des consommateurs revient. Les conditions macroéconomiques sont réunies pour une croissance continue et créatrice d’emplois.

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