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Actualités

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Naissance d’un nouveau modèle pour l’économie belge au Bureau fédéral du Plan (20/06/2003)

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Utilisé de façon expérimentale au cours des deux dernières années comme support aux prévisions à court terme du Bureau fédéral du Plan, le nouveau modèle trimestriel MODTRIM II est maintenant entré dans une phase opérationnelle. Un document décrivant les principales caractéristiques du modèle vient d’être publié.

Le Bureau fédéral du Plan (BfP) contribue par ses études à la formation de la décision dans les domaines économique, social et environnemental. Il effectue, en particulier, des analyses prospectives, des évaluations des mesures prises par les pouvoirs publics et des prévisions économiques. C’est dans le cadre de cette dernière mission que le BfP a développé au cours des trois dernières années un modèle macroéconométrique trimestriel pour l’économie belge, appelé MODTRIM II. Ce modèle joue actuellement un rôle central dans la préparation des prévisions à court terme du BfP. Celles-ci servent notamment deux fois par an à la confection du “Budget Economique” (publié sous le label de l’Institut des Comptes Nationaux), à savoir la prévision économique qui sert de référence pour l’établissement des budgets fédéraux des recettes et dépenses.

Le passage du modèle MODTRIM annuel vers une version trimestrielle a été rendu possible par l’élaboration à partir de 1998 de comptes nationaux trimestriels pour la Belgique. Cette fréquence est la fréquence idéale pour l’analyse conjoncturelle des évolutions macroéconomiques et pour la réalisation de prévisions à un horizon de quatre à huit trimestres. En effet, l’utilisation de données trimestrielles plutôt qu’annuelles permet d’intégrer explicitement les données déjà observées en cours d’année. Elle autorise aussi une prise en compte des effets de reports d’une année à l’autre. Ces effets de reports proviennent du fait que le taux de croissance annuel moyen d’un variable est influencé par le profil trimestriel de l’année précédente. Enfin, le cycle conjoncturel est mieux décrit à l’aide des données trimestrielles et les liens dynamiques entre variables économiques sont captés avec plus de précision.

Etant donné son horizon temporel limité (environ huit trimestres), le modèle génère une solution pour la croissance économique essentiellement dictée par les conditions de la demande (consommation, investissements et commerce extérieur) tout en intégrant des effets-prix (compétitivité, coût du travail). Le commerce mondial, les prix internationaux (y compris le prix de l’énergie), les taux d’intérêt, les taux de change mais également l’évolution des indices boursiers constituent les principales variables exogènes du modèle. La taille et le niveau d’agrégation de celui-ci résultent d’un compromis entre deux contraintes jouant en sens inverse. D’une part, le modèle doit être capable de générer un ensemble de variables nécessaires à la confection des budgets fédéraux, d’autre part les comptes nationaux trimestriels actuellement disponibles sont nettement moins détaillés que les comptes annuels. Il en résulte un modèle de taille réduite, ce qui représente un avantage dans la mesure où les prévisions à court terme doivent pouvoir être effectuées fréquemment et rapidement en réaction aux fluctuations permanentes de la conjoncture.

Dans cette publication, les propriétés dynamiques du modèle sont analysées sur base d’exercices de simulation. Ceux-ci comparent une situation qui reproduit les évolutions tendancielles (appelée scénario de référence) à des situations où des chocs sont introduits (appelées variantes). L’objectif recherché est d’évaluer la vitesse et l’ampleur avec laquelle ces chocs se transmettent à l’ensemble du système économique. Les chocs testés sont les suivants: un accroissement du commerce mondial, une baisse des cours boursiers, une augmentation du salaire horaire, une réduction des cotisations patronales de sécurité sociale et un relèvement du taux de TVA. Deux scénarios plus complexes sont également développés, l’un postulant une dépréciation de l’euro et l’autre une hausse du prix des produits pétroliers.

Signalons enfin que les modèles macroéconométriques sont par nature en constante évolution et que toute publication décrivant de tels modèles ne peut fournir qu’une image de ceux-ci à un moment donné dans le temps. Vu son caractère empirique, les améliorations futures du modèle MODTRIM II passeront nécessairement par un approfondissement des comptes nationaux trimestriels.
 
 

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