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Les dépenses de transport des ménages - Actualisation 2021 [WP 01-21]

Ce working paper décrit les principales évolutions des dépenses de consommation des ménages en Belgique pour la fonction de transport. Plusieurs sources de données sont exploitées : d’une part, les données issues des comptes nationaux sur les dépenses de consommation finale des ménages (ICN, Eurostat) et, d’autre part, les résultats des enquêtes sur le budget des ménages (Statbel).

Ce Working Paper présente les principales évolutions des dépenses de consommation des ménages en Belgique pour le transport. Plusieurs sources de données sont exploitées : d’une part, les données issues des comptes nationaux sur les dépenses de consommation finale des ménages (Institut des Comptes Nationaux, Eurostat) et, d’autre part, les résultats des enquêtes sur le budget des ménages (EBM).

Les résultats présentés dans cette analyse décrivent les dépenses consenties par les ménages pour la fonction de transport. Il s’agit d’une analyse de nature économique dont les résultats ne reflètent pas précisément les comportements de mobilité. À titre d’illustration, certaines catégories de la population (seniors, étudiants) peuvent bénéficier de tarifs préférentiels voire de la gratuité de certains modes de transport. Leurs dépenses pour ces types de transport peuvent s’avérer relativement faibles, ce qui n’implique pas forcément qu’ils y recourent peu.

En 2019, 11 % des dépenses de consommation finale des ménages en Belgique étaient consacrées au transport selon les comptes nationaux. Il s’agit d’un poste de dépenses important après le logement (24 %) et l’alimentation (13 %). Ces dépenses ont enregistré une hausse au cours de la période étudiée (1995-2019), tant à prix courants (+108 %) qu’en euros chaînés (+26 %). Après avoir connu une stagnation entre 2010 et 2015, la croissance à prix courants des dépenses de transport a repris entre 2015 et 2019. S’établissant à +17 % sur cette période, elle y est supérieure à celle des dépenses totales (+14 %).

Les frais liés à l’utilisation de véhicules personnels (carburant, entretien, etc.) représentent plus de la moitié de ces dépenses. Ces frais ont augmenté à prix courants entre 1995 et 2019 (+102 %). Cette hausse est essentiellement expliquée par une variation de prix (notamment des carburants) et moins par un effet ‘volume’ (+7 % entre 1995 et 2019). Les dépenses d’achats de véhicules (automobiles neuves et d’occasion principalement) occupent la deuxième place dans les dépenses de transport des ménages. Celles-ci augmentent à prix courants et en euros chaînés pour l’ensemble de la période considérée. Si leur poids n’est pas très important dans le total des dépenses d’achats de véhicules, on note une importante croissance des dépenses d’achats de cycles, à un rythme deux fois plus soutenu que pour les autres types de véhicules (voitures, motocycles). Les dépenses de services de transport, troisième et dernier poste de dépenses de transport étudié, s’affichent en croissance elles aussi. Ces dernières ont néanmoins un poids limité dans les dépenses de transport des ménages en Belgique (10 % en 2019). Elles sont essentiellement composées des dépenses de transport ferroviaire, routier et aérien de passagers. Ces trois
postes de dépenses enregistrent une hausse significative, tant à prix courants qu’en volume, au cours de la période étudiée.

Les principales évolutions observées en Belgique sont brièvement comparées à celles de l’Allemagne, de la France, des Pays-Bas et de l’UE28. La Belgique enregistre une part du transport dans les dépenses totales des ménages relativement peu élevée, en comparaison avec les autres pays étudiés. Cette part est particulièrement faible en ce qui concerne les dépenses de services de transport (1,1 % des dépenses totales en Belgique en 2019 contre 2,5 % en Allemagne et en France, et 2,3 % aux Pays-Bas).

L’analyse se conclut par une brève description du comportement de consommation des ménages belges à partir des enquêtes sur le budget des ménages menées en 2016 et 2018. Certaines différences peuvent être observées par rapport aux résultats issus des comptes nationaux. Les deux sources sont complémentaires : la première permet de présenter des séries temporelles cohérentes entre 1995 et 2019, la deuxième fournit une « image », pour une année donnée, des dépenses des ménages selon différentes caractéristiques comme la région de résidence ou le quartile de revenu.

Il ressort de ces enquêtes qu’en moyenne, les dépenses de transport augmentent avec le revenu du ménage, plus vite que les dépenses totales. Leur part dans les dépenses totales augmente donc avec le revenu. Des différences régionales sont observées : les ménages bruxellois dépensent globalement moins pour la fonction de transport que les ménages résidant en Flandre et en Wallonie (respectivement 2 494 €, 4 094€ et 4 362 € par an) mais dépensent une somme deux fois plus élevée pour les services de transport (739 € en Région bruxelloise, contre 361 € en Flandre et 209 € en Wallonie). Le taux d’équipement en voiture des ménages bruxellois est également nettement inférieur à celui des ménages résidant ailleurs en Belgique : seulement 53 % des ménages possèdent au moins une voiture à Bruxelles, contre plus de 85 % dans les autres régions.

Les frais d’achats et d’utilisation de véhicules sont prépondérants dans les dépenses moyennes de transport des ménages, suivis des services de transport, et ce, quels que soient le revenu et la région dans laquelle résident les ménages. Des différences significatives sont cependant observées dans la répartition de ces dépenses en fonction de la catégorie de revenu : les ménages avec les revenus les plus bas allouent une part relativement plus importante de leurs dépenses aux services de transport et aux frais d’utilisation de véhicules, qui peuvent être considérées comme des dépenses ‘nécessaires’, liées au fait de se déplacer. Cette part diminue avec le revenu au profit des dépenses d’achats de véhicules, dont la nature plus discrétionnaire traduit le caractère luxueux de ces dépenses.

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Planning & Working Papers

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