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Dans un souci de transparence et d’information, le BFP publie régulièrement les méthodes et résultats de ses travaux. Les publications sont organisées en séries, entre autres, les perspectives, les working papers et planning papers. Certains rapports peuvent également être consultés ici, de même que les bulletins du Short Term Update publiés jusqu’en 2015. Une recherche par thématique, type de publication, auteur et année vous est proposée.

Les défis de la compétitivité en Belgique [OPCOMP2011_1]

Une note commune de la BNB, du secrétariat du CCE et du BFP.

Dans leur analyse du fonctionnement de l’économie belge, tant le Conseil central de l'économie que le Bureau fédéral du Plan et la Banque nationale de Belgique étudient les déterminants de la compétitivité. Cette note constitue une synthèse des résultats des travaux que ces trois institutions ont menés dans ce domaine au cours des dernières années. L'objectif de cet exercice est d'en dégager des convergences en matière d'enseignements ou de pistes d'action pour les acteurs socio-économiques.

 L'angle général d'analyse est similaire à celui retenu dans le cadre de la stratégie européenne UE-2020, puisque pour cet exercice nous partons d’une définition large de la compétitivité, telle que celle utilisée dans le Rapport sur la compétitivité européenne (European Competitiveness Report), à savoir la capacité d’une économie à assurer « une augmentation régulière du niveau de vie et un niveau de chômage involontaire aussi faible que possible ».

Réaliser cette ambition nécessite de mobiliser de multiples leviers, afin de mettre en place les incitants permettant de relever le taux d’emploi, de favoriser l’innovation et l’adaptation de l’économie en tenant compte également des défis de cohésion sociale, mais aussi énergétiques et environnementaux. Ces leviers touchent à des champs larges de la politique économique, couvrant le fonctionnement du marché du travail et des marchés des produits, l’éducation et la formation, l’efficacité des pouvoirs publics, la formation et la redistribution des revenus, etc. Toutes ces dimensions n’ont pu être abordées dans cette note ; la réflexion a porté principalement sur les conditions nécessaires pour optimaliser de manière durable la position de la Belgique dans l'économie mondiale.

Certes, les exportations ne sont pas le seul levier pour assurer le développement économique. Cependant, pour une petite économie ouverte, dans laquelle les sources intérieures de demande risquent de perdre en dynamisme avec le vieillissement démographique, la présence sur les marchés étrangers dynamiques, notamment dans les économies émergentes, constitue un levier primordial pour maintenir et renforcer la prospérité de la population. Parallèlement, la mondialisation a généré une concurrence croissante qui incite chaque pays, chaque région et chaque entreprise à miser toujours plus sur les produits et processus de production dans lesquels il possède le plus d’avantages compétitifs. En outre, les avancées des technologies de l'information et de la communication - ainsi que la libéralisation des échanges commerciaux et la diminution des frais de transport - sont à l'origine d'une fragmentation croissante de la chaîne de production et facilitent grandement le transfert de connaissances au sein des organisations et entre celles-ci.

Pour prendre leur pleine place dans cette organisation globale de la production, et en tirer suffisamment de valeur ajoutée, les entreprises belges doivent participer de la façon la plus large possible au développement du commerce international. De la capacité de l’économie nationale à s’adapter pour tirer parti de ces deux forces - mondialisation et changements technologiques -, dépendra son aptitude à préserver son modèle social grâce à une croissance forte de l’économie et de l’emploi. Dans le même temps, la crise économique et financière mondiale de 2008-2009 a rappelé qu’assurer la pérennité du niveau de prospérité élevé nécessite que celui-ci s’asseye sur un environnement économique stable, exempt de déséquilibres profonds.

Nous examinerons donc ci-après comment l’économie belge s’adapte à ces forces et dans quelle mesure cela contribue à la compétitivité. La période sous revue s’étend de 1996, l’année de l’entrée en vigueur de la loi relative à la promotion de l’emploi et à la sauvegarde préventive de la compétitivité, à aujourd’hui (ou l’année la plus récente pour laquelle des chiffres sont disponibles). Cette note examine donc uniquement les changements à long terme. Il est encore trop tôt pour évaluer l’impact de la crise sur ces changements structurels.

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