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La R&D et l'innovation en Belgique : diagnostic sectoriel [Working Paper 15-04]

L'innovation est un déterminant essentiel de la croissance à long terme de la productivité et donc de la croissance économique. Elle dépend directement des activités de recherche et de développement qui constituent une source importante de l’innovation. C’est pourquoi l'Union européenne a adopté en mars 2002, lors du Conseil européen de Barcelone, l'objectif d'accroître les investissements en r&d afin d'atteindre, en 2010, une intensité en r&d équivalente à 3 % du pib, dont deux tiers seraient financés par le secteur privé. Les efforts à réaliser devront être intenses, d'autant plus que l'écart absolu entre l'Europe et les Etats-Unis s’accroît au fil des années. En 2003, le gouvernement fédéral belge s'est également fixé l'objectif de porter les efforts du pays en matière de r&d, à 3 % du pib d'ici 2010.

L'objectif de ce rapport est de réaliser un diagnostic au niveau sectoriel de la r&d et de l'innovation en Belgique. Les performances de la Belgique sont comparées à celles des autres Etats-membres de l'Union européenne et à celles des Etats-Unis en fonction de la disponibilité des données. Le diagnostic est réalisé pour chaque pays au niveau national et pour la Belgique au niveau sectoriel.


En Belgique, les dépenses de r&d se situent à un niveau légèrement supérieur à la moyenne européenne, suite à une forte croissance des dépenses de r&d ces dernières années. Les dépenses de r&d par secteur d'exécution révèlent qu'en Belgique, les dépenses sont davantage exécutées par les entreprises qu'en moyenne dans l'Union européenne. Par contre, les pouvoirs publics exécutent une part nettement inférieure à la moyenne européenne.


Concernant le financement de ces dépenses, les entreprises belges financent une part des dépenses largement supérieure à la moyenne européenne, mais inférieure à la part financée en Suède ou en Finlande où les dépenses totales de r&d sont particulièrement élevées. L'étranger a également un rôle dans le financement de la r&d plus important en Belgique, qu'en moyenne dans l'Union européenne. Par contre, les pouvoirs publics financent une part des dépenses largement inférieure à la moyenne européenne.


Le faible financement de la r&d par les pouvoirs publics est confirmé par l’analyse des crédits budgétaires publics de r&d. Malgré une forte croissance depuis 1995 (à prix constants), supérieure à la moyenne européenne, les crédits budgétaires publics belges restent largement inférieurs à la moyenne européenne. Les efforts doivent donc être poursuivis pour atteindre les objectifs européens.


La répartition des crédits budgétaires publics par objectif socio-économique révèle qu’en Belgique, la production industrielle et technologique récolte la plus grande part des crédits budgétaires de r&d ; ce qui correspond à une répartition relativement récente. Les crédits alloués à cet objectif sont largement supérieurs à la moyenne européenne. Par contre le budget alloué, en Belgique, à la recherche liée à la défense est très faible comparativement à la moyenne européenne. La répartition des crédits de r&d par destination institutionnelle fait apparaître que c'est l'enseignement supérieur qui reçoit la plus grande part des crédits.


Tout comme pour les dépenses de r&d, la proportion de la population active travaillant, en Belgique, dans le domaine de la r&d est supérieure à la moyenne européenne, suite à une forte croissance ces dernières années. La part du personnel issu des entreprises est supérieure à la moyenne européenne. Par contre, la part du personnel issu des pouvoirs publics est largement inférieure à la moyenne européenne.
L’analyse du niveau d'éducation des ressources humaines révèle qu’en Belgique, la proportion de la population âgée de 25 à 64 ans ayant suivi des études supérieures ou universitaires est largement plus importante qu'en moyenne dans l'Union européenne. La Belgique dispose donc de ressources humaines de qualité. Toutefois, ces ressources humaines semblent ne pas être suffisamment valorisées. En effet, la proportion des diplômés du supérieur travaillant dans les sciences et la technologie est légèrement inférieure à la moyenne européenne. De même, les nouveaux diplômés en sciences et ingénieurs, en pourcentage du total des nouveaux diplômés du supérieur sont moins nombreux en Belgique qu'en moyenne dans l'ue. Par rapport aux autres pays, les activités de sciences et technologie sont davantage réalisées, en Belgique, par des gens avec des qualifications pointues (diplômés de l'enseignement supérieur ou universitaire).


La formation tout au long de la vie permet aux ressources humaines d’actualiser leurs compétences afin de répondre aux besoins du marché et afin notamment de pouvoir assimiler les nouvelles technologies. En Belgique, en 2003, la proportion de la population en âge de travailler (25 à 64 ans) participant à des actions de formation est inférieure à la moyenne européenne. Une amélioration est nécessaire, d'autant plus que l'Union européenne s'est fixé un objectif à atteindre dans ce domaine pour 2010. Notons qu’en Belgique, la proportion des entreprises fournissant des formations professionnelles continues (formelles et informelles) est supérieure à la moyenne européenne, mais inférieure à ce qui est observé dans la majorité des Etats-membres. Depuis 1993 (première enquête européenne), le nombre d'entreprises formatrices a fortement augmenté en Belgique, comparativement aux autres pays. Si la formation professionnelle continue est limitée aux cours formels, la Belgique se situe légèrement sous la moyenne européenne.


L’analyse des différents thèmes par branche d’activité, révèle que l’industrie chimique et plus particulièrement l’industrie des produits pharmaceutiques, sont très actives en matière de r&d. Les dépenses de r&d (en euros à prix courants ou en % du total), le personnel de r&d et le nombre de chercheurs en r&d y sont largement les plus élevés. Le branche "fabrication d'équipements de radio, télévision et communication" apparaît également très intensive en r&d. Par contre, dans le domaine de la formation professionnelle, les activités financières, la production et distribution d'électricité, de gaz et d'eau et les postes et télécommunications apparaissent comme étant les branches les plus orientées vers la formation.


La productivité scientifique et technique de la r&d, mesurée par les demandes de brevets déposées auprès de l'oeb (par million d'habitants) est, en Belgique, en 2001, légèrement inférieure à la moyenne européenne. Par contre, le nombre de brevets octroyés par l'uspto se situe, légèrement au-dessus de la moyenne européenne. Dans les deux cas, l'écart entre la Belgique est les pays les plus performants est important. Tout comme pour les dépenses de r&d, le nombre de brevets déposés est particulièrement élevé en chimie. Concernant les brevets high tech, la Belgique se situe sous la moyenne européenne. Si la productivité de la r&d est mesurée par les publications scientifiques, la Belgique se situe légèrement au-dessus de la moyenne européenne.


La valorisation sur le plan commercial des inventions, mesurée par la proportion d'entreprises ayant réussi une innovation est, en Belgique, nettement supérieure à la moyenne européenne. C'est dans les domaines de la cokéfaction et industrie chimique et des activités informatiques que la proportion d'entreprises ayant réussi une innovation est la plus élevée.

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