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Homogenising detailed employment data [Working Paper 06-11]

In the national accounts labour inputs are collected by industry. Homogenising means transforming labour inputs by industry into labour inputs by product. This homogenisation is done using mathematical techniques. The paper compares the results for two wellknown techniques (product technology and industry technology) and discusses the effects of homogenisation on Belgian data for the years 2000 and 2005. Labour inputs are detailed by gender and education level. An additional distinction is made between employees and self-employed. The paper proposes a solution for the negatives problem that arises when applying the product technology model in the case of self-employed workers. It also assesses the plausibility of results by showing the effects of homogenising on wage costs and value added per head as well as on the ranking of industries by education level. The product and the industry technology model yield significantly different results, most particularly for the employment use of wholesale and retail trade. The results of the product technology model are judged to be most plausible.

Synthèse

Dans le cadre des comptes nationaux (CN), les entreprises sont classées dans la branche d’activité qui correspond à leur activité principale. Beaucoup d’entreprises exercent également des activités secondaires, telles que le commerce de gros, le développement de logiciels, la R&D, l’immobilier, les services de location ou encore la restauration. Ainsi, bien qu’elles appartiennent à une branche d’activité spécifique, ces activités sont également exercées en dehors de celle-ci. C’est pourquoi les branches d’activité présentes dans les CN ne sont pas homogènes.

L’homogénéisation consiste à transformer une variable par branche en une variable par activité. Chaque activité (ou produit) représente un seul bien ou service. Les principales variables utilisées dans les CN, en ce compris la valeur ajoutée, les coûts salariaux et l’emploi par branche, peuvent être homogénéisées. La présente étude se concentre sur l’homogénéisation de l’emploi en termes de nombre de travailleurs. Elle analyse également les effets de l’homogénéisation sur les coûts salariaux et la valeur ajoutée par tête. Les séries homogénéisées d’emploi font partie du programme obligatoire de transmission des CN à Eurostat. Elles apparaissent au bas des tableaux entrées-sorties, au niveau des informations supplémentaires.

Pour générer des données homogénéisées d’emploi, il est nécessaire de disposer, d’une part, des données d’emploi classées par branche d’activité, et d’autre part, d’une matrice de la production intérieure. Cette matrice détaille la production de chaque branche d’activité par produit. Partant de cette matrice, l’homogénéisation est réalisée au moyen de techniques mathématiques. L’étude compare les résultats de l’application de deux techniques bien connues : la technologie produit et la technologie branche. Elle analyse également les effets de l’homogénéisation sur les données belges pour les années 2000 et 2005.

Les travailleurs sont répartis en plusieurs classes en fonction de leur sexe, de leur niveau de qualification et de leur statut (salarié ou indépendant). Cette ventilation a toutefois pour inconvénient de multiplier le nombre de cellules à homogénéiser. En théorie, ceci peut aggraver le problème des valeurs négatives, lié au modèle théoriquement supérieur de technologie produit. Le problème des négatifs a pu être atténué en isolant deux groupes spécifiques de travailleurs : les administrateurs d’entreprise indépendants et les travailleurs intérimaires. Ces deux groupes sont employés par une seule et unique branche d’activité. C’est pourquoi il est préférable de les exclure du processus d’homogénéisation.

Les deux modèles, basés respectivement sur la technologie produit et la technologie branche, donnent un classement relativement similaire et stable des branches, en ce qui concerne le recours à la main-d’oeuvre qualifiée, la valeur ajoutée et la production par tête. Le modèle basé sur la technologie produit tend à accentuer les différences entre branches d’activité, alors que le modèle basé sur la technologie branche tend à les atténuer. La présence plus (ou moins) importante de travailleurs qualifiés ou de femmes dans certaines activités est renforcée après homogénéisation par le modèle de technologie produit.

Des résultats similaires sont obtenus pour le ratio de la valeur ajoutée par travailleur et celui des coûts salariaux par travailleur salarié. Ainsi, les activités présentant le ratio de valeur ajoutée par travailleur le plus élevé (par exemple l’électricité, le gaz et l’eau; les activités immobilières et les services de location ;les raffineries et l’industrie pharmaceutique et chimique) voient leur ratio augmenter suite à l’homogénéisation de leur valeur ajoutée et de leur les emploi par le modèle de technologie produit.

La comparaison des branches d’activité homogénéisées avec les branches correspondantes non homogénéisées, permet de constater que certaines d’entre elles « gagnent » des travailleurs, alors que d’autres en « perdent ». Les activités qui « gagnent » le plus de travailleurs sont le commerce de gros, l’informatique et activités connexes, la R&D, la fabrication de machines, de matériels électriques et d’équipements, ainsi que les services collectifs, sociaux et personnels. Les activités ayant « perdu » des travailleurs sont le commerce de détail et l’administration publique. Cela signifie qu’en 2000 et 2005, ces branches ont utilisé des travailleurs pour réaliser des activités secondaires.

Lorsque les travailleurs sont ventilés uniquement en fonction de leur sexe et de leur niveau de formation, la technologie produit ne débouche pratiquement sur aucune valeur négative. Néanmoins, les résultats en termes d’emploi obtenus avec la technologie produit sont pratiquement aussi éloignés des résultats obtenus avec la technologie branche que des données d’emploi des branches d’activités hétérogènes. Les résultats du modèle de technologie branche sont jugés peu vraisemblables en raison d’un glissement trop important de travailleurs du commerce de détail vers le commerce de gros.

Si l’on introduit une distinction entre les travailleurs salariés et les travailleurs indépendants, l’application de la technologie produit débouche sur des valeurs négatives dans le groupe des travailleurs indépendants, alors que l’application de la technologie branche donne des résultats peu vraisemblables. Certaines des valeurs négatives observées s’expliquent par la production d’activités secondaires marchandes par des branches non-marchandes. Ces dernières n’engagent pas d’indépendants pour les réaliser, ce dont le modèle de technologie produit ne tient pas compte.

Pour résoudre ce problème, il a été considéré que les travailleurs indépendants et les salariés ayant les mêmes qualifications et le même sexe pouvaient parfaitement se substituer les uns aux autres. Lorsque l’on remplace les valeurs négatives obtenues pour les travailleurs indépendants par des valeurs appropriées positives ou nulles, les résultats pour les travailleurs salariés correspondent à la différence entre les séries homogénéisées pour l’ensemble des travailleurs et celles pour les travailleurs indépendants. Cette méthode débouche sur des données d’emploi plausibles et des salaires par tête vraisemblables pour les travailleurs salariés.

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  Type de publication

Planning & Working Papers

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